Le Linceul et la Russie
par Emanuela Marinelli
( traduit de l'anglais par Michel Nolin asf)

À Moscou, au Monastère Orthodoxe de
Sretenskij, deux photographies grandeur nature du Linceul de Turin, un positif et un négatif, a été exposé dans cadres d'argent. Ces deux icônes ont
été offert par le physicien américain John Jackson, et béni par le Patriarche
russe et est devenu l'objet d'une vénération constante par les croyants russes.
En fait, le Monastère de Sretenskij maintenant héberge le
Centre d'études russes sur le Linceul
de Turin, et ceci grâce à l'initiative du physicien russe Alexander Belyakov
qui est le Directeur du Centre, et le Père Tikhon Shevkunov, Archimandrite du
Monastère. Le Centre d'études russes sur le
Linceul de Turin a son propre site Internet, pour le moment seulement en
langue russe (www.pravoslavie.ru). Le père Tikhon peut être contacté, en
anglais, à l'adresse de courriel suivante: monastery@pravoslavie.ru.
Le Linceul suscite un vif intérêt en Russie.. En fait,
cette relique tenait une place spéciale dans la liturgie Orthodoxe Russe.
Le Linceul est présent dans l'art russe ainsi que dans
son Iconographie, et beaucoup de ces
images sont d'une beauté extraordinaire. Les plus remarquables sont les fresques
liturgiques suspendues appelées:
"Plascianiza" (le Linceul) conservé au Musée du Kremlin.
Cette année le colloque s'intitule "Lectures de
Noël" . Il est organisé en janvier de chaque année par le Patriarcat de
Moscou, sur différent thèmes de la foi chrétienne, et a consacré deux
jours (le 27-28 Janvier) à des conférences et discussions sur le Saint
Linceul. John Jackson et son épouse Rebecca étaient les seuls étrangers invités
à parler au colloque. C'était une expérience unique.
Ils ont eu la permission de participer
à la première liturgie solennelle le 23 janvier dans l'église reconstruite du
Christ Sauveur.
L'ouverture officielle du colloque, s'est faite dans
l'auditorium principal du Kremlin, anciennement le siège du Parti Soviétique,
ce fut un moment de grande émotion.
Afin de profiter de notre présence, le Professeur
Belyakov a organisé également une série de conférences sur le Linceul dans
plusieurs centres culturels prestigieux de Moscou et St. Pétersbourg. Ni le
froid glacial ni la neige abondante ont pu
éteindre l'enthousiasme évident pour cette occasion œcuménique d'un
genre inhabituel.
Une foule nombreuse: tous les yeux
étaient tournés vers le Linceul;
Catholiques et Orthodoxes unis dans la prière devant l'image sacrée. Cette
icône de l'amour de Dieu pour l'homme était un signe d'avenir pour notre foi.
Le Suaire fait peau neuve
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u cours de l'été, le Saint-Suaire de
Turin a été nettoyé et restauré. Le procédé a été effectué en 40 jours dans le
secret le plus complet.
Ce qui n'a pas manqué d'alarmer la
presse italienne. Plusieurs articles ont exprimé les inquiétudes du milieu
journalistique qui a reproché aux responsables d'avoir entrepris l'opération
de nettoyage à l'insu du public et en dépit de l'opinion de certains
scientifiques qui ne l'estimait pas utile.
Pourquoi le secret? Pour des raisons de
sécurité, explique Mgr Giuseppe Ghiberti, président de la commission
archidiocésaine du Suaire. Dans la foulée du 11septembre, «les
grandes villes italiennes ont identifié. Les
sites pouvant devenir la cible d'attaques terroristes. A Turin,
le Suaire
est en tête de liste», a-t-il lancé.
En conférence de presse, le
21 septembre dernier, le cardinal Severiro Poletto de Turin a tenu à rassurer
les journalistes. «Rien n'a été perdu perce que tout ce qui a
été prélevé -incluant des particules et bouts de fils a
été catalogué et préservé» en vue d'analyses éventuelles.
Le cardinal Poletto a par ailleurs informé les
reporters que le pape avait autorisé la restauration de la précieuse relique
et que la commission scientifique nommée par le Vatican avait unanimement
approuvé l'opération
Le tissu roussi par endroit et des particules
de saleté assombrissaient le Saint-Suaire de sorte que l'image d'un homme
crucifié pouvait éventuellement devenir de plus en plus difficile à discerner,
a expliqué le prélat.
Les travaux de restauration ont Consisté
principalement a enlever une doublure ainsi que 30 pièces de tissus cousues à
la relique après l'incendie de 1534. L'enlèvement de la doublure, appelée «drap
hollandais», a permis de photographier et numériser le côté verso de
l'empreinte Suaire qu'elle masquait. Ce qui devrait occasionner de nouvelles
études scientifiques qui, on peut sans doute le présumer, confirmeront, avec
toutes les autres preuves accumulées jusqu'ici, l'authenticité de la pièce de
tissu la plus mystérieuse du monde, soit le linceul qui a enveloppé le corps du
Christ après sa mort sur la croix!