Un Anniversaire qui nous touche de près

 

«Quiconque sauve une vie sauve le monde entier.»

Le Talmud

 

 

L

es ASF se préoccupent de l'Image du Christ présente dans chaque être humain. Ce texte publié  par "Prions en Eglise" nous regarde tous. Y avons-nous assez songé?

 

Une promesse à faire respecter

Il y aura 54 ans, mardi, l'Assemblée générale des Nations Unies adoptait la Déclaration universelle des droits de l'homme. Il aura fallu les horreurs de la seconde guerre mondiale pour que, dans un sursaut de conscience, les nations proclament alors: «Plus jamais cela!»; et qu'à cette fin, elles reconnaissent à tout être humain le droit de vivre libéré de la terreur et de la misère. C'est sans contredit la plus belle promesse que l'humanité s'est faite à elle-même.

 

Une promesse non tenue

Pourtant, 54 ans plus tard, la plupart des humains vivent encore sous la terreur alors que, dans une cinquantaine de pays, des personnes sont arrêtées arbitrairement et détenues sans jugement, quand elles ne sont pas tout simple­ment assassinées. Loin d'être un souvenir moyenâgeux, la torture demeure pratique courante dans plus d'un pays sur trois. Et, dans la foulée des attentats du il septembre 2001, bien des gouvernements n'ont pas hésité à profiter du prétexte de la sécurité pour rogner sur les droits et les libertés reconnus.

 

Pourtant, 54 ans plus tard, la majorité doit toujours être libérée de la misère, alors que plus d'un milliard d'humains survivent avec moins d'un dollar par jour et que, quotidiennement, 35 000 enfants meurent de malnutri­tion et de maladies que l'on pourrait pourtant prévenir. Et l'écart entre riches et pauvres s'accentue, alors que la mondialisation devient sans cesse davanta­ge réalité.

 

Des lueurs d'espoir      

Faut-il en conclure que la Déclaration universelle n'est qu'un vain bout de papier sans importance? Non, car c'est bien grâce à elle que, depuis, des hommes et des femmes ont partout progressivement pris conscience de leurs droits et multiplié les organisations destinées à en assurer le respect; c'est sur elle que s'est édifié tout un système de droit international et humanitaire destiné à outiller la protection et la défense des droits humains. En juillet dernier, le Tribunal pénal international voyait officiellement le jour, confirmant de façon irréversible le mouvement amorcé en ce qui concerne la lutte à l'impunité. Aucun tortionnaire ne peut dorénavant se prétendre complètement à l'abri!

 

De plus, le nombre de prisonniers d'opinion dans le monde est en baisse. Et le recours à la peine capitale recule sans cesse, même aux Etats-Unis où de moins en moins de citoyens y adhèrent et où plusieurs jugements de la Cour suprême sont venus en limiter l'accès.

 

Une responsabilité collective

La Déclaration universelle nous appelle aussi à contribuer au respect des droits humains. Les atrocités que subissent des femmes, des hommes et des enfants nous diminuent tous; nous avons la responsabilité collective de chan­ger la société, ailleurs et chez nous, pour la rendre conforme aux valeurs de cette Déclaration. Agir ainsi, n'est-ce pas bâtir le Royaume dont parlait le dénommé Jésus de Nazareth?

 

Pour en savoir davantage et pour agir: www.amnistie.qc.ca / (514) 766-9766

1-800-565-9766

Michel Frenette

directeur général, Amnistie internationale, section canadienne francophone