La
prière d'Adoration
«La femme lui dit:
"Seigneur, je vois que tu es un prophète... Nos pères ont adoré sur cette
montagne et vous, vous dites: C'est à Jérusalem qu'est le lieu où il faut
adorer." Jésus lui dit: "Crois-moi, femme, l'heure vient où ce n'est
ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Vous, vous
adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous
connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l'heure vient - et c'est
maintenant - où les véritables adorateurs adoreront le Père en esprit et en
vérité, car tels sont les adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et
ceux qui adorent, c'est en esprit et en vérité qu'ils doivent adorer.»
(Jn4:19-23)
“LE PÈRE CHERCHE DES ADORATEURS EN ESPRIT ET EN VÉRITÉ” dit
Jésus à la Samaritaine (Jean, chapitre 4). Ce qui veut dire que l’on doit et
que l’on peut adorer partout la Sainte Trinité. Cette adoration fait partie du
1er commandement : “Tu
adoreras le Seigneur ton Dieu et lui seul”. Dieu a mis plus de 2000 ans, depuis
Abraham, pour former son peuple à l’adoration de l’Unique.
Dans l’Église cette tradition continue. Aux cours des siècles
une forme privilégiée d’adoration s’est développée sous l’action de l’Esprit
Saint : l’adoration du Saint Sacrement. En effet le Christ Jésus, dans le mystère
de son grand sacrifice d’amour, mérite l’adoration. Son humanité nous conduit à
sa divinité et ne fait qu’un avec elle.
Toutes les oeuvres les plus dynamiques de l’Église sont alimentées par cette
source cachée de la contemplation, comme la petite Thérèse de Lisieux l’a si
bien compris.
Qu'est-ce que
l'adoration? Nous pouvons peut-être la définir comme étant l'hommage
rendu à Dieu
en vertu de ce qu'il est en Lui-même Le mot hébreu le plus souvent employé pour
«adoration» dans l'Ancien Testament, signifie «se prosterner». Nous le trouvons
par exemple en Genèse 18:2:
« Ayant levé les yeux, voilà qu'il vit trois hommes qui se
tenaient debout près de lui; dès qu'il les vit, il courut de l'entrée de la
Tente à leur rencontre et se prosterna à terre.»
Le mot grec revenant souvent dans le Nouveau Testament:
«proskuneo» désigne un «acte de respect», tant à l'égard de Dieu qu'à l'égard
des hommes.
Il est clair que c'est le devoir de toute créature
intelligente d'adorer Dieu. Les anges l'adorent:
« C'est toi, Yahvé, qui es l'Unique! Tu fis les cieux, les
cieux des cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qu'elle porte, les
mers et tout ce qu'elles renferment. Tout cela, c'est toi qui l'animes et
l'armée des cieux devant toi se prosterne.» (Néh. 9: 6).
Et bientôt tout sur
la terre se prosternera devant Lui (Soph. 2: 11; Zach. 14: 16; Ps. 86: 9,
etc.). Ses saints l'adorent. Dans le Nouveau Testament les hommes sont invités
à donner gloire à Dieu et à Lui rendre hommage:
«Il criait d'une voix puissante: "Craignez Dieu et
glorifiez-le, car voici l'heure de son Jugement; adorez donc Celui qui a fait
le ciel et la terre et la mer et les sources."» (Apoc. 14: 7).
Mais si les anges se prosternent devant Dieu en vérité, car
ils savent qui il est, les hommes qui ne sont pas nés de nouveau se
prosterneront bientôt devant Lui, ayant fait l'expérience de sa puissance dans
les jugements ou dans le désir de jouir de la vie sous la domination du
Seigneur Jésus. Mais cette adoration extérieure n'est pas tout ce que Dieu
demande de l'homme. Il veut l'adoration du cœur, l'hommage produit par des
sentiments d'amour de l'homme pour Dieu. Eh bien! Dieu nous a parlé de cela, et
sa Parole nous enseigne sur le caractère, la puissance et la vraie place de
l'adoration. En Jean 4:19-20 par exemple, le Seigneur en parle dans des
expressions simples et claires. Pour adorer il faut posséder la vertu
d'humilité à un haut niveau. Comment se reconnaître créature devant le Créateur
si nous ne sommes pas habité par l'humilité?
Le vrai lieu de l'adoration
La femme samaritaine dit au Seigneur:
«Seigneur, je vois que tu es un prophète. Nos pères ont adoré
sur cette montagne-ci, et vous, vous dites qu'à Jérusalem est le lieu où il
faut adorer». (Jean 4:19-20).
Semblable à tant de personnes de nos jours, elle ne recherche
que les pensées des hommes. «Vous dites». Elle ne dit pas un mot de la volonté
de Dieu dans cette affaire. Il ne lui vient même pas à l'esprit de demander si
le Seigneur n'a pas donné à connaître sa pensée et s'il n'a pas peut-être
choisi un lieu ou un autre. N'a-t-il pas expressément indiqué Jérusalem? David
l'apprit lorsque Dieu accepta son sacrifice dans l'aire d'Ornan:
«A cette époque, voyant que Yahvé lui avait répondu sur
l'aire d'Ornân le Jébuséen, David y fit un sacrifice.» (1 Chron. 21: 28).
Salomon connaissait le choix de Dieu quand il commença à
bâtir le temple:
«Salomon commença alors la construction de la maison de
Yahvé. C'était à Jérusalem, sur le mont Moriyya, là où son père David avait eu
une vision. C'était le lieu préparé par David, l'aire d'Ornân le Jébuséen.» (2
Chron. 3: 1).
Après que ce roi eut achevé la construction, Dieu lui donna
l'assurance qu'il avait agi justement et que son nom serait là à jamais (2
Chron. 7: 16).
Elle se réclamait de sa relation avec le Dieu de Jacob, mais
elle ne savait pas, ni ne recherchait s'il avait révélé ses pensées à ce sujet.
Elle pouvait en appeler à ce que «nos pères» avaient fait. Pendant des siècles
le temple sur la montagne de Garizim avait été le centre de l'adoration des
Samaritains; mais ce fait ne pouvait en aucune manière justifier la prétention
de ce temple à être le vrai lieu de l'adoration. Certes la femme marchait dans
les traces de ses pères en adorant comme eux l'avaient fait. Pourtant la
question subsistait: «Est-ce là le lieu choisi par Dieu pour que son peuple
s'approche de Lui et Lui apporte l'adoration?» Une seule déclaration de la
parole de Dieu: «Ainsi dit l'Eternel» démolit toutes ses pensées, ses arguments
et ses sentiments.
Le Seigneur Jésus rejette expressément les prétentions de la
femme samaritaine: «Vous, vous adorez, vous ne savez quoi; nous, nous savons ce
que nous adorons; car le salut vient des Juifs».
Le Père cherche des adorateurs
«Adorer le Père» - Cela a dû frapper la femme comme étant
quelque chose de tout à fait nouveau! Israël était le fils de Dieu, son
premier-né (Ex. 4: 22), les fils de l'Eternel, leur Dieu (Deut. 14: 1); Dieu
était le père d'Israël, et Ephraïm était son premier-né (Jér. 31: 9). Mais jamais
ils n'avaient adoré Dieu comme Père; car
«Personne ne connaît le Père, si ce n'est le Fils, et celui à
qui le Fils voudra le révéler» (Matt. 11: 27).
C'est là une partie intégrante de l'adoration chrétienne:
connaître Dieu dans sa relation comme Père avec son peuple, celui-ci l'adorant
comme tel. Mais cette révélation est une chose personnelle: «Celui à qui le
Fils voudra le révéler».
Celui qui a cette connaissance l'a donc par le Fils:
«Le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l'a fait
connaître» (Jean 1: 18).
Après avoir accompli son œuvre, il a introduit les siens dans
sa propre relation avec le Père:
«Je monte vers mon Père et votre Père».
Et c'est déjà la part du plus jeune croyant. Aux petits
enfants dans la foi, l'apôtre dit:
«Je vous écris,
petits enfants, parce que vous connaissez le Père»(1 Jean 2: 13; comp. Jean 17:
2: 3).
Le Père cherche des adorateurs. Quelle grâce! En Israël, tout
mâle devait aller trois fois l'an à Jérusalem, pour y adorer:
«Trois fois par an, on verra tous les mâles de chez toi,
devant Yahvé ton Dieu, au lieu qu'il aura choisi: à la fête des Azymes, à la
fête des Semaines, à la fête des Tentes. Aucun ne se présentera les mains vides
devant Yahvé.» (Deut. 16: 16).
Pendant le millénium, toutes les nations de la terre devront
monter d'année en année à Jérusalem pour adorer. Celui qui ne le fera pas sera
puni (Zach. 14: 16-19). Mais le Père cherche de vrais adorateurs; des
adorateurs pour qui ce n'est pas une forme extérieure, mais une affaire de
cœur. Quelle valeur a pour nous ce que le Père cherche?
Adorer en esprit et en vérité
«Mais l'heure vient - et c'est maintenant - où les véritables
adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité, car tels sont les
adorateurs que cherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui adorent, c'est en
esprit et en vérité qu'ils doivent adorer.» (Jean 4: 23-24).
Nous trouvons ici le caractère de l'adoration chrétienne. La
vraie adoration n'est pas un culte formel, terrestre; elle correspond à ce que
Dieu est et suppose par conséquent que Dieu est pleinement révélé.
Aucun incrédule ne peut adorer de cette manière! Car par la
nouvelle naissance seulement nous avons reçu la nouvelle vie, que l'Ecriture
nomme «esprit». «Ce qui est né de la chair est chair; et ce qui est né de l'Esprit
est esprit» (Jean 3: 6; Rom. 8: 16). C'est une adoration spirituelle, selon le
nouvel homme, en accord avec ce que Dieu est.
Des croyants peuvent cependant aussi ne pas être spirituels.
L'apôtre Paul ne pouvait pas parler avec les Corinthiens comme avec des hommes
spirituels, car ils étaient charnels. Ils n'étaient pas «dans la chair»; cela
ils l'étaient avant leur conversion. Mais quoique étant nés de nouveau,
possédant donc la nouvelle vie, qui est «esprit», ils marchaient et pensaient
d'une manière charnelle, c'est-à-dire comme l'homme animal pense.
Le culte d'Israël était terrestre, naturel. Il était rendu
dans un lieu géographique précis, dans un temple magnifique. Ce service était
réglé jusque dans les plus petits détails, et l'homme, revêtu de vêtements
précieux et avec l'accompagnement d'une merveilleuse musique, pouvait apporter
ce que la terre offrait de meilleur et de plus élevé. Il n'y avait là rien de
spirituel. Il n'était même pas posé comme condition que le sacrificateur, le
chantre ou celui qui apportait une offrande, devait être né de nouveau. Mais
tout cela avait été institué ainsi par Dieu Lui-même, car c'était le culte d'un
peuple terrestre rendu à un Dieu qui ne s'était pas révélé à lui, mais qui se
cachait dans l'obscurité.
A la croix, cependant, Dieu a mis fin à l'homme naturel. Nous
qui sommes nés de nouveau, qui avons cru au Seigneur Jésus, sommes morts avec
Christ (Rom. 6: 8). Nous avons à marcher selon la nouvelle vie que le Saint
Esprit a produite en nous par la nouvelle naissance. Et le Saint Esprit qui
habite en nous est la puissance divine qui nous rend capables de le faire.
Ainsi notre adoration doit être spirituelle. C'est une
nécessité morale, de laquelle nous ne pouvons être libérés. Comme le Seigneur
Jésus l'a clairement exprimé au verset 24: le Saint Esprit est la puissance de
toute vraie adoration chrétienne.
En parfait accord avec cela, aucune forme, aucune cérémonie
n'est prescrite pour notre adoration. C'est d'autant plus remarquable que pour
les Israélites tout était réglé jusque dans les moindres détails. Nous ne
connaissons même pas les paroles de l'action de grâces que le Seigneur rendit,
lors de l'institution de la Cène. Nous n'avons aucune description d'un apôtre
rompant le pain. Les termes d'aucun cantique chanté aux jours des apôtres ne
nous ont été conservés. Nous avons uniquement à rendre culte par l'Esprit
Saint: «Car c'est nous qui sommes les circoncis, nous qui offrons le culte
selon l'Esprit de Dieu et tirons notre gloire du Christ Jésus, au lieu de placer
notre confiance dans la chair.» (Phil. 3: 3). Si nous revenons aux formes de
l'Ancien Testament pour y adapter l'adoration chrétienne, nous perdons le
caractère propre du christianisme, c'est-à-dire l'adoration par l'Esprit de
Dieu.
L'adoration ne doit cependant pas seulement être «en esprit»,
mais aussi «en vérité». «Qu'est-ce que la vérité?» a demandé Pilate. Il ne
savait pas que Celui qu'il voyait devant lui, couronné d'épines, était la
vérité. La vérité est ce que Dieu a révélé de Lui-même, et c'est le Fils qui a
révélé Dieu!
Dans un certain sens, Israël a aussi adoré en vérité; car son
culte correspondait à la révélation de Dieu donnée à cette époque, comme
l'Eternel. Mais maintenant Dieu est pleinement révélé, car «Dieu... manifesté
en chair» a été sur la terre. Et par une grâce infinie, nous le connaissons:
«Nous savons que le Fils de Dieu est venu et qu'il nous a
donné l'intelligence afin que nous connaissions le Véritable. Nous sommes dans
le Véritable, dans son Fils Jésus Christ. Celui-ci est le Dieu véritable et la
Vie éternelle.» (1 Jean 5: 20).
Il y a certes une croissance dans la connaissance de la
vérité. L'Esprit de Dieu agit en nous, pour nous conduire dans toute la vérité.
Mais la différence de connaissance qui existe de ce fait entre des croyants est
infiniment petite comparativement à celle qu'il y a entre quelqu'un qui n'est
pas né de nouveau et le plus jeune des croyants. L'homme comme tel, comme
incrédule, est absolument incapable de connaître Dieu. (Il n'est en cela
pas plus à même qu'un animal de comprendre la science ou la philosophie). Par
la nouvelle naissance nous avons reçu une vie qui est esprit et par laquelle
nous sommes en mesure de connaître Dieu. C'est la «nature divine»:
«Par elles, les précieuses, les plus grandes promesses nous
ont été données, afin que vous deveniez ainsi participants de la divine nature,
vous étant arrachés à la corruption qui est dans le monde, dans la convoitise.»
(2 Pierre 1: 4).
Et dans cette nouvelle vie agit l'Esprit Saint qui habite en
nous, et qui aussi est la puissance divine qui met cette vie nouvelle en
relation avec Dieu Lui-même (Jean 4: 14). Aux petits enfants en Christ il est
dit:
«Quant à vous, vous avez reçu l'onction venant du Saint, et
tous vous possédez la science. Je vous ai écrit, non que vous ignoriez la
vérité, mais parce que vous la connaissez et qu'aucun mensonge ne provient de
la vérité.» (l Jean 2: 20: 21).
Ainsi nous pouvons nous approcher de Dieu notre Père. Par la
puissance du Saint Esprit qui amène notre nouvelle vie en relation avec Dieu
Lui-même, nous le voyons et nous jouissons de Lui. Pouvons-nous voir Dieu,
comme il est, sans être remplis d'admiration et sans éprouver le besoin de
l'exprimer devant Lui? Tout enfant de Dieu qui ne s'est pas arrêté aux bénédictions
reçues, mais a levé les yeux vers Celui qui donne, sait par expérience que
c'est impossible. La gloire du Père, comme la gloire du Fils, est si grande que
nos cœurs sont trop petits pour comprendre ce que nous en voyons. Et nous
sommes encore bien moins à même de l'exprimer par des paroles. Mais nous
adorons «en esprit», aussi l'adoration n'est pas dans nos paroles, mais dans
les sentiments spirituels qui montent de nos cœurs.
En conclusion l'adoration de
Dieu se résume en ceci:
"Tu
adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul." Luc 4:8
C'est ainsi que Jésus a
résumé et défini l'adoration authentique. Il a affirmé son caractère exclusif,
en reprenant les premières déclarations officielles faites à ce sujet par
Moïse, dans le Deutéronome, et en particulier au chapitre 6, aux versets 4 et 5
:
«Écoute, Israël: Yahvé notre Dieu
est le seul Yahvé Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme
et de tout ton pouvoir.»
"L'adoration est, par excellence, l'acte d'un croyant
qui éprouve et comprend que Dieu est à l'origine de toute existence et à la
source de toute vie.
L'adoration est l'hommage de l'intelligence, de la volonté et
de la sensibilité d'un croyant qui s'incline devant Dieu et s'expose en une
totale confiance pour s'en remettre entièrement à la bienveillance et à la
fidélité de son Créateur et Sauveur.
L'adoration est source de croissance dans la foi et de santé
spirituelle."
Se retrouver devant Jésus. Ne pas craindre de rester en
silence, pour ainsi Lui permettre de me montrer le Père.
Notre âme trouve sa force dans Son Amour et sait qu'elle peut
tout demander à Jésus : le pardon de nos péchés, la santé, la lumière, la force
pour elle et pour tout ceux que nous aimons.
Quelques phrase de Saints :
"Retirez vous d'entre les hommes et passez au moins un
quart d'heure ou une demi-heure à l'Eglise en présence du Saint-Sacrement...
Goûtez la douceur de Dieu. Faites-en l'expérience et vous verrez combien
de grâces vous en recevrez. Le temps passé avec ferveur devant l'Eucharistie
se révèlera le plus fructueux de votre vie et sera votre plus grande
consolation à l'heure de votre mort et pour l'éternité." St. Alphonse de
Liguori, Docteur de l'Eglise (XVIIIème siècle)
"Lorsque je me sentais abandonnée des créatures et
écrasée de tristesse, j'allais à la chapelle et trouvais ma seule consolation
dans cette silencieuse visite."
Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus (XIXème siècle)
"On n'a pas besoin de tant parler pour bien
prier. On sait que le bon Dieu est là dans le Saint Tabernacle, on Lui
ouvre son cœur : on se complait en sa sainte présence. C'est la meilleure
prière, celle-là".
"Oui, mon Dieu, je vous adorerai dans votre Saint
Temple, et j'en reviendrai plein de toutes sortes de bénédictions".
"Ah ! pouvoir adorer Dieu, l'aimer et le prier, ô mon
Dieu, quel bonheur !... Qui pourra jamais le comprendre ?..." Saint Curé
d'Ars (St. Jean-Marie Vianney)
"L'Eucharistie est la Chair de notre Sauveur
Jésus-Christ, qui a souffert pour nos péchés et que le Père a ressuscité dans
sa bonté." St. Ignace d'Antioche. (mort martyr en 107)
"Dans notre congrégation nous avions l'adoration une
fois par semaine. Nous avons décidé de l'avoir tous les jours. Nous
avons beaucoup de travail certes, mais nous avons quand même décidé d'avoir
l'adoration tous les jours. A partir de ce moment là j'ai trouvé que notre
amour pour Jésus était plus profond, notre amour mutuel plus compréhensif,
notre amour pour les pauvres plus rempli de compassion...
Dieu nous a bénies de nombreuses vocations.
Priez, et votre service jaillira d'un cœur rempli de
Dieu." Mère Térésa de Calcutta.
"Les églises sont vides et un silence trop grand y
règne. Ce silence est une accusation contre nous tous qui n'avons plus le temps
pour Dieu. Nous nous dépêchons dans la vie, nous travaillons et nous peinons,
nous avons la sainte intention de mener les hommes à Dieu, nous oublions que
c'est Lui qui nous renouvelle tous.
Nous oublions que toute force nous vient du tabernacle où Il
attend que nous venions implorer son aide. Plus que jamais, Dieu veut des
adorateurs qui l'adorent en esprit et en vérité.
Des fidèles qui prient et déposent à Ses pieds les débris de
la situation actuelle. Des travailleurs qui veulent trimer pour Son
Royaume. Non pas par des paroles, non pas par des moyens humains, mais par
Sa force divine, si nous nous agenouillons en adoration devant Lui, si nous Lui
témoignons respect, soumission et amour, si nous réparons Son honneur bafoué,
tout le reste nous sera donné." Père Werenfried van
Straaten, o.praem.
Une prière pour
l'adoration
O mon Dieu, que je T'adore, Toi qui es devant moi dans le
Très Saint Sacrement. Par le cœur douloureux et immaculé de la Vierge Marie,
Notre Mère, je T'offre toutes les souffrances du monde et plus particulièrement
celles de ton Eglise en détresse, Soutiens de Ta force tous nos frères
persécutés, bafoués, pourchassés, Essuie les larmes de ceux qui pleurent.
Donne la lumière et l'Espérance à ceux qui doutent et qui
sont dans la nuit,
Accorde la fidélité et la persévérance à ceux qui Te sont consacrés.
Père très bon, Toi qui par la mort de Ton Fils sur la Croix,
nous a révélé Ton Amour, regarde avec tendresse tous Tes enfants et écoute
leurs prières.
Apprends-moi, Seigneur, à Te découvrir dans tous ceux qui
souffrent,
Apprends-moi à porter la croix et à être le bon Samaritain de
mes frères,
Ouvre mon cœur et fais-moi répondre généreusement à Ton
appel.
Que ma prière d'adoration s'élève devant Toi comme une
offrande en communion spirituelle avec toute l'Eglise.
Amen.
Michel Nolin asf